Retour de Clermont – Il est bon d’aller voir ailleurs.

Quand tu vas voir ailleurs, tu mènes jusqu’au bout tes chances de revenir différent. Radieux. Plus audacieux. Moins ratatiné. Inspiré par la rencontre, la conversation et la découverte. C’est l’effet du voyage. L’effet généreux du voyage. Tu as même intérêt à t’égarer, expérience dont tu tireras quelque chose. Un paysage, un croquis ou du temps pour faire connaissance. Alors… merci à l’association Il faut aller voir, organisatrice du Rendez-Vous, qui porte l’idée du voyage et du dessin avec passion. Elle nous offre la chance de recevoir beaucoup.

De notre deuxième Rendez-vous du Carnet de Voyage, nous rapportons donc de l’air tout neuf, nourri de mille gentillesses et autant d’encouragements. Des pistes de travail et de l’énergie à revendre pour embrasser l’édition 2017, notre « voyage chez nous ». Du Saint-Nectaire. Des bouquins et des dédicaces. Une palanquée de croquis bien vivants et bien truculents, publiés sur le network. Des grands et bons moments d’amitié. Des nouveaux copains. Et aussi, quelques photos artisanales (le photographe Pascal n’a pas pu faire la virée, on a pris notre kodak).

L’affiche du Festival réalisée par Yann Kebbi et un détail textile dans le hall du Polydôme. Le message accroché par Lapinette qui veille sur nous comme una madre. La presse locale. Les grands kakemonos. La mob potiron de Tazab. La cathédrale volcanique.

Vendredi, arrivés en début d’après-midi. Journée des scolaires. Extraordinaire effervescence. Luc, Yannick, Tazab, façon coureurs de fond. Des surprises. « Vous pouvez me dessiner ? Oh mais je t’avais déjà dessinée l’année dernière ! Tu n’as pas beaucoup changé… ». Des entourloupes.  » Mais je t’ai déjà dessiné toi ! Non, c’était mon frère… » Jumeaux !.

Samedi. Patricia, Cédrine et Guillaume ont atteint l’Auvergne cette nuit. Équipe au complet, Polydôme plein à craquer. Sur le stand, des échanges passionnants et joyeux. Pendant les répits, duels de portraits.

La mob a la faveur des urban sketchers. Vincent Desplanche, Marc Dejoux, Celia Burgos, Ekaterina Osina s’y collent.

Tiens, salut Lapin !

Tiens, salut Salomé et Yann !

Dans le Polydôme, on dessine comme on respire. Corinne Raes, urban sketcher, sous la coupole du hall. Guillaume sur le stand du Museum d’Histoire Naturelle (avec un copain). Lapin sur son stand. Slovia Roginski rencontrée l’année dernière, venue cette fois en visiteuse.

Le dimanche soir, Sylvie et Tazab nous invitent à la maison. Toujours une « ancienne » dans la cour vert feuille. Entourée d’une guirlande de dessinateurs. Lapin, prem’s. Luc teste la partition des Cloches de Corneville trouvée à l’instant dans la rue. Cédrine, aux couleurs du lieu. Il y a aussi Catherine Gout, Hugo Barros Costa, Vincent Desplanche, Detlef Surrey, Umberto Torricelli, Bertrand… A l’intérieur, on n’en démord pas. Luc dessine Thomas. Thomas dessine Santi Sallès. Lapinette dessine Cédrine. Detlef, Umberto, Bertrand et Luc dessinent Cédrine et Tazab. Cédrine dessine Tazab. Tazab dessine Cédrine. Ekaterina dessine Tazab. Tazab joue du trombone. (Lapin dessine Guillaume. Guillaume dessine Patricia. Luc dessine Hugo. Luc dessine Guillaume. Guillaume dessine Yannick. Yannick joue de la guitare.)

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Et à la fin, l’eau est d’un noir pierre de lave. Il faut la changer.

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